Comment choisir un détecteur de métaux

Le fait de rechercher des métaux perdus ne constitue aucunement une perte de temps. En réalité, c’est un passe temps qui se révèle être très passionnant lorsque l’on s’y adonne. Par ailleurs, il permet de maintenir son corps en grande forme. Par ailleurs, il se pourrait que l’on parvienne à découvrir des métaux de grande valeur.

Mais avant de se lancer dans cette activité, on s’équipera d’abord d’un détecteur de métaux. Une étape préalable : connaître les caractéristiques de l’appareil.

Les types de détecteurs de métaux

Le progrès aidant, les détecteurs de métaux se déclinent actuellement sous diverses formes : les détecteurs VLF, les détecteurs à deux têtes et les détecteurs de pulse induction.

Les détecteurs VLF

Ce type de détecteurs peut être trouvé aussi bien dans les magasins spécialisés que dans les supermarchés et représentent presque la totalité des détecteurs présents sur le marché. Leur dénomination (VLF) est, en réalité, une abréviation de Very Low Frequency.

Leur principale vocation est de permettre de rechercher avec discrimination les métaux se trouvant près de la surface. La profondeur à laquelle l’appareil peut détecter la présence d’un métal oscille entre 0 et 35 cm. A noter que ce dernier chiffre n’est valable que pour les masses importantes. Au-delà, il est rare que le détecteur VLF parvienne encore à discerner la présence de métaux.

Mis sur le mode « discrimination », cet appareil permet de contourner le problème des rencontres avec les petites cibles ferreuses. Il s’avère toutefois incapable d’ignorer les matériaux d’une certaine taille ou d’une certaine forme.

Tel est le cas avec les boîtes de conserve, les anneaux de fer, les fers à chevaux, les fils de fer en paquet, les ferrures, les restes d’instruments agraires, les capsules de bouteille, les bidons ou encore les ferrailles de toute sorte. Pour éviter ce problème, on songera à amoindrir la sensibilité du détecteur.

Les détecteurs à deux têtes

Ce type d’appareil est, en réalité, un détecteur VLF que l’on a perfectionné : on a effectué une séparation des deux bobinages formant la tête de détection pour en faire deux têtes de détection. Il en résulte, bien sûr, une plus grande performance mais en contrepartie, on doit s’adapter à son inconstance : une modification de la direction au cours de la prospection engendre un dérèglement de l’appareil.

Les détecteurs de pulse induction

Ce sont les premiers détecteurs mis sur le marché. D’ailleurs, leur invention date du début du siècle. Les détecteurs de pulse induction puise leur origine dans les détecteurs de mines mais actuellement, ils font montre d’une grande performance. C’est la raison pour laquelle ils ont acquis la réputation de matériel de détection professionnel.

Côté performance, leur fréquence de pulsation varie entre 500 et 3000 pulsations par seconde. Ce, en fonction de la marque ou du modèle choisi. Dans la foulée, en fonction de leur puissance ainsi que la taille de leur tête de détection, ils sont aptes à localiser une masse métallique présents à trois ou quatre mètres de profondeur contre 35 cm au maximum pour les VLF.

Leurs avantages sont conséquents étant donné qu’ils offrent une sensibilité moindre quant à la minéralisation des sols. Ce qui les positionne déjà comme un must en matière de détection de métaux vu que la quasi-totalité des modèles présents sur le marché présente cet inconvénient.

Côté sensibilité, les pulses se placent sur la même position que les VLF.

Pour parvenir à localiser des pièces de métaux situées à plus de trente centimètres de profondeur, voire à deux mètres du sol, ce type de détecteur est le meilleur. Ceci en ayant l’assurance qu’il veillera à le signaler si l’on passe au-dessus de quelque chose de rare.

Fonctionnement d’un détecteur de métaux

L’appareil est formé par trois parties principales : un boîtier, une tête de détection et une poignée tige.

La première partie contient la partie électronique, les piles, le haut-parleur ainsi que le galvanomètre. Par ailleurs, c’est aussi le support des boutons de réglage.

La seconde partie renferme deux bobines, une émettrice ainsi qu’une réceptrice, lesquelles sont associées à une carte électronique.

La troisième partie prend la forme d’une poignée tige qui rend possible le maintien de l’appareil. C’est autour d’elle que s’enroule le câble blindé garantissant la liaison électronique entre le boîtier et la tête de détection.  

Pour rendre l’appareil opérationnel, il suffit juste de placer la tête de détection de manière à ce qu’elle se situe le plus près possible. On effectuera par la suite en arc de cercle.

Comment choisir un détecteur de métaux pour débutant ?

Pour un débutant, le choix d’un détecteur de métaux doit prendre en compte quelques facteurs. Ainsi, dans un premier temps, on veillera à déterminer l’utilisation que l’on souhaite en faire et, dans un second temps, il faut définir les paramètres techniques de l’appareil pour tester leur conformité aux résultats que l’on attend.

La fréquence d’utilisation indiquera, par exemple, la performance de l’appareil. Dans la foulée, on veillera à porter son choix sur un détecteur possédant une aptitude à identifier les cibles ferreuses inintéressantes. Ce, tout en demeurant sensibles aux objets non-ferreux.

Le meilleur conseil que l’on puisse donner à un prospecteur débutant est donc, bien sûr de s’équiper d’un détecteur de métaux, mais au préalable, il faut posséder ne serait-ce que des rudiments des termes techniques (discrimination, disque ou bobine, effets de sol, fréquence, ground balanc).

De cette manière, lors de l’achat, on évitera de jeter son dévolu sur n’importe quel modèle : on le choisira d’après des critères techniques. Par ailleurs, maîtriser les différents termes techniques permettra, un fois l’appareil acheté, d’en comprendre le fonctionnement et la manipulation.